mercredi 31 août 2016

LES CANALISATIONS ELECTRIQUES

LES CANALISATIONS ELECTRIQUES 
Une canalisation  électrique est constituée de conducteurs ou de câbles électriques et d’un dispositif de protection mécanique (conduits, goulottes, plinthes,……) assurant la protection de la canalisation électrique contre les influences externes. On distingue :
• Les éléments non ouvrables : tubes rigides ou gaines souples.
• Les éléments ouvrables : goulottes, plinthes, profilés, moulures.
• Des canalisations préfabriquées : utilisées dans l’industrie et le
tertiaire.

I) LES CONDUITS.
1.1) Rôle et fonction. 

Le conduit permet de :
• Regrouper les conducteurs ou les câbles électriques d’un même circuit.
• Assurer une protection mécanique complémentaire à celle des câbles.
En conséquence, les conduits doivent présenter des qualités particulières :
• D’étanchéité aux solides et aux liquides (poussières, eau).
• De résistance mécanique (écrasements, chocs, chutes d’objets)
1.2) Différents types de conduits.
 Par exemple, en domestique, on utilisera des tubes rigides pour des canalisations apparentes (protection contre les chocs et les agressions extérieures) et des gaines souples pour des canalisations encastrées ou apparentes (protection contre la fissuration et les compressions).


1.3) Exemples de conduits.
• IRL: Isolant Rigide Lisse
• ICA: Isolant Cintrable Annelé
• ICTA: Isolant Cintrable Transversalement élastique Annelé
• ICTL: Isolant Cintrable Transversalement élastique Lisse
• CSA: Composite Souple Annelé
• MRL: Métallique Rigide Lisse
1.4) Désignation et références des conduits.
Les conduits sont conformes aux publications de la CEI (Commission Electrotechnique Internationale). Qui remplace progressivement les normes françaises de l’UTE.
Exemple : sur une botte de tube, on relève 25 IRL 3321. que signifie cette désignation ? Donner des exemples d’emplois.
25 : Diamètre extérieur de 25 mm
IRL : Isolant Rigide Lisse
3 : Résistance à l’écrasement de 750 Newtons
3 : Résistance aux chocs de 12 Joules

2 : Température limite mini d’utilisation et d’installation de -5°C
1 : Température limite maxi d’utilisation et d’installation de + 60°C
Exemples d’emplois : Pour canalisations apparentes pour circuits d‘éclairage et pc.
1.5) Section utile des conduits.
Les dimensions intérieures des conduits doivent permettrent de tirer facilement les conducteurs ou les câbles après la pose des conduits
Règle à respecter : La section totale des conducteurs ou câbles (Isolant compris) ne doit pas être supérieure au tiers (1/3) de la section intérieure du conduit.
1.6) choix d’un conduit.
Le choix d’un conduit s’effectue en fonction de 2 paramètres :
• En fonction des influences externes (classification des locaux)
• En fonction du nombre de conducteurs à faire passer : afin de
déterminer le diamètre du conduit à utiliser

II) MOULURE, PLINTHES ET GOULOTTES :
 Ces canalisations peuvent être posées au niveau du plafond, en bordure des huisseries de portes et fenêtres, en place et emplacement des plinthes ou immédiatement au dessus
Lorsque l’on a besoin de modifier une installation électrique (ajouter des prises de courant, câbles téléphone ou TV, alarmes, …..) conduit souvent à utiliser un ceinturage électrique des pièces. Ce ceinturage peut être réalisé :
En moulures, en plinthes, en goulottes ou tous autres profilés.
En système de canalisations préfabriquées.
2.1) Les moulures.
Ce système permet d’étendre, de modifier ou de créer une installation
électrique sans dégradations des murs et de leurs revêtements.


2.2) les plinthes.
Les plinthes répondent parfaitement aux besoins d’équipements électriques et s’intègrent facilement au décor. Esthétiques, robustes et fonctionnelles, les plinthes sont munies de cloisons séparant courants forts et courants faibles.
2.3) Les goulottes.

les goulottes de distributions trouvent leur utilité dans l'aménagements ou la rénovation Electrique des locaux d'habitation et de leurs annexes (caves; hangar; cage d'escalier ; garage etc) mais aussi pour alimentation des plans de travail (cuisines ; ateliers).



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mardi 30 août 2016

LE SOUDAGE OXYACETYLENIQUE


I)                  DEFINITION DU PROCEDE :

Le soudage Oxyacétylénique est un procédé de soudage à la flamme. Le soudage est réalisé à partir de la chaleur d'une flamme née du mélange et de la combustion d'un gaz combustible d'acétylène avec un gaz comburant d'oxygène. La température de la flamme peut atteindre les 3200° Celsius lorsque le mélange d'acétylène et d'oxygène est correctement équilibré dans le chalumeau.
Le métal d'apport (baguette de fil dressé de Ø 0,8 mm à Ø 4,0 mm) est amené manuellement dans le bain de fusion. L'énergie calorifique de la flamme fait fondre localement la pièce à assembler et le fil d'apport pour constituer le bain de fusion et après refroidissement le cordon de soudure.


I)                  PRINCIPE :
Le chalumeau de soudage est relié par des boyaux d'amenée de gaz sur la bouteille de gaz combustible d'acétylène (pression de service 0,25 bar à 0,5 bar) et sur la bouteille de gaz comburant d'oxygène (pression de service 1,5 bar à 2,5 bar) par l'intermédiaire d'un manodétendeur placé sur chaque bouteille avec un dispositif de sécurité d'anti-retour. Le soudeur ouvre les robinets des bouteilles de gaz, puis ouvre en premier le robinet de l'acétylène du chalumeau, enflamme le gaz, ensuite ouvre le robinet d'oxygène et règle le mélange pour obtenir une flamme neutre.
II)              LES BOUTEILLES :

L’acétylène et l’oxygène ainsi que tous les gaz sont codifiés par un système de couleur afin d’éviter tous mélange dangereux voici nos deux gaz pour le soudage ona : 

I)                  LE MATERIEL NECESSAIRE :

1.     Un chalumeau  
2.     Un dispositif de sécurité anti-retour de l'oxygène vers l'acétylène
3.     Un manodétendeur d'oxygène avec boyau d'alimentation couleur bleu suivant norme EN 559 
4.     Un manodétendeur d'acétylène avec boyau d'alimentation rouge suivant norme EN 559.
5.     Un jeu de buses calibrées
6.     Une paire de lunettes teintées    
   

I)                  CHOIX DU CHALUMEAU :

Le débit d'un chalumeau soudeur s'exprime en litres d'acétylène par heure. Le débit est réglé par un orifice calibré de sortie du mélange gazeux. Ce débit peut varier de 10 à 5000 litres par heure. Les chalumeaux sont classés en 4 tailles suivant leurs débits :

I)                  CHOIX DU CHALUMEAU :

Le débit d'un chalumeau soudeur s'exprime en litres d'acétylène par heure. Le débit est réglé par un orifice calibré de sortie du mélange gazeux. Ce débit peut varier de 10 à 5000 litres par heure. Les chalumeaux sont classés en 4 tailles suivant leurs débits :
DÉFINITION  DES TAILLES DE CHALUMEAUX
Taille de chalumeau
Débit du chalumeau
Numéro 00
10 à 40 litres / heure
Numéro 0
50 à 200 litres / heure
Numéro 1
250 à 1000 litres / heure
Numéro 2
250 à 5000 litres / heure

II)              REGLAGE DU CHALUMEAU :
1 Régler les pressions préconisées par le constructeur.
2 Ouvrir très légèrement le robinet d'oxygène.
3 Ouvrir largement le robinet d'acétylène.
4 Allumer le mélange en sortie de buse avec un allume gaz.
5 La flamme est carburante avec un excès important d'acétylène.
6 Régler progressivement la flamme en agissant sur le robinet d'oxygène.
7 baisser la pression d'acétylène si la flamme se décolle de la buse.
8 Pour éviter les flammèches noires à l'allumage, ouvrir d'abord légèrement l'oxygène, puis l'acétylène.
9 Fermer les bouteilles de gaz (oxygène et acétylène) lors d'un arrêt prolongé du brasage ou du soudage
10 Ne jamais laisser un chalumeau ouvert avec une flamme non allumée

III)           SECURITE :
Ne pas allumer un chalumeau avec le bout d'une cigarette
Ne jamais accrocher un chalumeau allumé près ou sur les bouteilles de gaz
Pour allumer un chalumeau, ouvrir l'oxygène puis l'acétylène
Pour éteindre un chalumeau, fermer l'acétylène puis l'oxygène
Ne jamais graisser les pièces en contact avec l'oxygène sous pression (inflammation spontanée ou coup de feu)

LES DIFFERENTES FLAMES :



 Flamme oxydante ou réductrice : c'est une flamme avec un excès d'oxygène. Le panache et le dard sont raccourcis. La flamme émet un sifflement. Le panache est plus lumineux. Cette flamme est utilisée pour le soudo-brasage, le soudage des laitons et du bronze.

Flamme carburante : c'est une flamme avec un excès d'acétylène. Le panache et le dard sont augmentés avec des formes irrégulières. Cette flamme légèrement carburante est utilisée pour le soudage des alliages d'aluminium, du plomb, du zinc et des fontes. Une flamme fortement carburante est utilisée pour le revêtement de stellite.
Flamme neutre ou normale : c'est la flamme normalement utilisée pour le soudage. Le dard est de couleur blanc brillant et de forme très nette en sortie de buse. Cette flamme est utilisée pour le soudage de l'acier et des cuivres.

I)                  CHOIX DE LA BUSE :

QUELQUES PARAMÈTRES DE SOUDAGE PAR FLAMME
Epaisseur d'acier
Débit de la buse de soudage
1,0 mm
50 litres / heure
2,0 mm
100 litres / heure
3,0 mm
200 litres / heure
4,0 mm
250 litres / heure
5,0 mm
300 litres / heure
6,0 mm
400 litres / heure
8,0 mm
600 litres / heure
10,0 mm
800 litres / heure

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dimanche 28 août 2016

USINAGE - GÉNÉRALITÉS


Rabotage --tournage --fraisage 

L'usinage consiste à obtenir une forme bien définie par enlèvement de matière sous forme de copeaux. Il est nécessaire pour cela que le couple outil/pièce soit animé d'un mouvement relatif de coupe Mc et d'un mouvement relatif d'avance Mf


On distingue les outils:
·         simples à tranchant unique: outils de tour, etc.
·         à arêtes multiples: pour augmenter la productivité on cherche en effet à multiplier les parties actives sur un même outil, en les disposant surt un cercle (fraises) ou sur une ligne (alésoir, scie).

·         Les outils meules

L'outil: La partie la plus importante de l'outil est l'arête de coupe, intersection d'une face de coupe sur laquelle glisse le copeau, et d'une face en dépouille opposée à la surface tranchée, i.e. partie active, dont la dureté doit être plus grande que celle du métal à travailler. Sur tous les outils il est nécessaire de dépouiller certaines surfaces pour éviter leur frottement avec les surfaces engendrées. L'étude des outils peut prendre comme modèle celle de l'outil prismatique:




Les angles de la partie active sont définis par trois plans Pr, Pf et Ps eux même repérés en fonction des vecteurs vitesse de coupe V et d'avance Vf

·         Pr plan de référence (en marron), passant par le point A de l'arête et perpendiculaire à la direction du vecteur vitesse de coupe V
·         Ps plan d'arête (en beige), perpendiculaire au plan Pr et contenant la tangente à l'arête S
·         Pf plan de travail conventionnel (en orange), perpendiculaire au plan Pr et parallèle à la direction du vecteur avance Vf
On définit ainsi les angles:
·         de direction d'arête d'outil Kr, angle entre Pet Pmesuré dans Pr, dépend du travail d'usinage (forme de la surface à générer, ébauche ou finition), angle à gauche ou à droite
·         d'inclinaison d'arête d'outil Lambdas, angle que fait l'arête de coupe S et le plan Pr, dépend du genre et du type de travail (ébauche ou finition, choc ou continu). Une valeur négative a pour but d'augmenter la résistance du bec et d'orienter le déroulement du copeau. 
·         de coupe Gamma, dépend du matériau usiné
·         de dépouille Alpha (Ci. 6° pour l'acier rapide, 4° à 8° pour les carbures métalliques)
·         de taillant Béta (dépends de la résistance à la coupe du métal à usiner)


Le bec de l'outil joue un rôle important sur la rugosité de la surface engendrée, car il diminue la hauteur des stries.La section du corps de l'outil et la longueur de l'arête de coupe sont fonction de l'avance et de la profondeur de passe.

Matière employée: Les matériaux utilisés doivent répondre aux exigences suivantes:
·         Résistance élevée aux sollicitations de traction et compression
·         bonne rugosité des faces de coupes et de dépouilles
·         conservation de la dureté à des températures élevées (500 à 900°C)
On utilise quatre grande catégories de matériaux de coupe


·         aciers rapides: ce sont des aciers à fort pourcentage de carbone avec des additions d'alliage dont le but est d'augmenter la dûreté et la résistance à l'usure. Ces aciers ne sont pas sensibles à l'écaillage et on peut obtenir par affûtage une arête de coupe trés vive
·         carbures métalliques: ils possédent une haute résistance et une haute dureté, et permettent de travailler à des vitesses 4 à 6 fois supèrieure à celle des aciers rapides. Sensibles à l'écaillage l'arête de coupe n'est jamais vive, mais possède un léger rayon. 
·         Céramiques: elles sont constituées par de l'oxyde d'aluminium aggloméré par un liant et mis en forme. leurs dureté est élevée et les vitesses de coupe permises sont de 3 à 4 fois supèrieures à celles des carbures
·         diamand industriel: il se présente sous forme de grain brasé à l'extrémité d'un corps d'acier. Il peut usiner tous les métaux quelque soit leur dureté. On l'emploie pour certains travaux de finition. 

Px puissance absorbée à la coupe à section de copeau égale
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FILETAGE ET TARAUDAGE manuel

FILETAGE ET TARAUDAGE 



Taraudage: Il s'agit de la réalisation d'un filet dans une pièce femelle à l'aide d'un outil en acier super rapide, le taraud. Pour les métaux tendres on utilise un ébaucheur et un finisseur. Pour les métaux plus durs on emploie en plus un intermédiaire. Il existe des outils différents selon les différents types de filets (métriques, gaz...). 


(diamètre-de-perçage)=(diamètre-nominal)-(pas)


Dimensions des tarauds pour filets métriques:

Filetage: réalisation d'un filet dans une pièce mâle à l'aide d'un outil filière



Filière ronde: le réglage du diamètre est obtenu par une vis conique. Ce type de filière est à éviter pour les filetages de gros diamètres


Filière LC: Cette filière est constituée de trois coussinets articulés autours de deux axes 4. Le diamètre de filetage se règle en tournant l'écrou 3 et la vis à bout 



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